Une maison pleine d’histoire                    

La maison a été construite au début du XIXème siècle par une famille BOYER-DESPERIES et s’est transmise par les femmes jusqu’en 1951, où les propriétaires actuels l’ont acquise.

Au cours du XIXème siècle, vers 1860, sans doute, elle a été dotée de boiseries style Violet-le-Duc, et de peintures de Auguste Thivet, élève de Millet. Cette maison bourgeoise possédait aussi sa propre chapelle, comportant un mur de vitraux et les trois autres murs couverts de boiseries.

Cette maison n’a sans doute été occupée qu’occasionnellement par les membres d’une famille qui possédait son appartement habituel Avenue Foch à Paris.

Cette famille était connue par des personnalités de militaires, (l’un d’eux participa à la guerre d’Algérie) et certainement d’autres touchant à l’édition, ce qui explique le nombre de lettres émanant d’écrivain célèbres, trouvées dans les archives laissées par les Boyer.

La dernière des propriétaires Boyer, Madeleine Boyer, célibataire, a loué, au long des années 30, cette maison à Emma Calvé, cantatrice renommée, qui y a vécu jusqu’en 1939, où elle se retira chez son amie, Mme Hubin, qui résidait au Château de Creissels. Emma Calvé mourut en 1942 à l clinique Clémenville à Montpellier, où elle était soignée. Elle avait 84 ans.

Emma Calvé habita la demeure de l’Avenue Jean Jaurès après avoir vendu son château de Cabrières, et y transporta son école de chant.

Madame Cassan, venue dans cette maison en 1951, la transforma en hôtel en 1962. Ensuite, sa belle-fille est venue la remplacer, en 1979, et a géré l’établissement jusqu’en 1991, data à laquelle le fond de commerce a été vendu.

Les boiseries et les peintures murales sont visibles dans la salle des petits-déjeuners. La chapelle a été transformée en « une chambre aux vitraux »  et sa salle de bain, dotées de vitraux admirables.